One Comment

  • Franck Racket

    An unconventional listen, Frank Racket play an alternative style of rock that crosses over a large land of different styles. From the opening pop-punky beat of Lost and Found, albeit one with a bit more crudeness in it to the catchy groove of Fight Back or the exaggerated power of Mass Extinctions hardcore-esqe effort.

    A consistence in punk energy keeps this album feeling a little bit wilder and dare we say…grotty. In the sense that it sounds like it is meant to be played live in a dingy basement bar where punk rockers sweat and head-bang away.

    Then there is the bassy Rage Against the Machine-like Tuff Lov that is out to cause as much noise as possible. Or the way in which Plastic Souls gets under the skin demanding you shake your ass to it’s punk good-vibes. Finally we have the odd one out of the album, Vicious Circles which is a slow-tempo, slightly moody and melodic finish. Decent enough even if it really doesn’t fit within what we’ve heard so far.

    Racket is an apt title for a band that certainly knows how to make one.

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    Projet solo il y a encore quelques mois, Franck Racket constitue désormais un duo guitare/batterie complémentaire alors que sort son premier album Screaming Skull. Les lillois délaissent la boite à rythme et portent à ébullition dix compositions aussi punk que rock and roll.

    Dans un maelstrom de décibels, Franck Racket dégage une énergie sincère. Les musiciens gagnent un nouveau souffle antonyme à leurs premières démos à travers des rythmiques complexes et parfaitement exécutées (Lost and Loud). Leur guitare imposante, à la limite du métal, du stoner et du post-hardcore malgré des sonorités chaleureuses (Artificial Intelligence), gage d’une solidité et d’une forte présence malgré l’absence d’un bassiste. Ce dernier s’avère compensé par de multiples effets d’octaver indispensables (Sick Sad World). Malgré ses influences variées, Screaming Skull manque parfois d’aspérité, l’ensemble des titres étant trop homogène. Signalons malgré tout la résistance de quelques rythmiques électroniques (Dog eat dog) et une ballade acoustique mystique concluant judicieusement l’album (Vicious Circles).

    Avec Screaming Skull, Franck Racket marque clairement une nouvelle étape de son aventure qu’on lui souhaite brillante.

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    Two piece that makes a goodly amount of noise and manages to keep my attention across the entirety of the record. Most two pieces are going to skew to an overdriven blues approach, while those that don’t usually tune down and get all sludgy. Well, Franck Racket does neither. They play a very punk-y version of grungy noise rock.
    They’re French, and I’ve never been to France. Isn’t that a coincidence? No? That’s not what a coincidence is? I’ve been using that word wrong my entire life? Interesting.

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    Une petite présentation s’impose d’elle-même. Qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Depuis quand ?

    Nous sommes un duo Punk Lillois qui a vu le jour sous la forme d’un projet solo. Pierre (batterie) et moi-même, Franck (guitare et chant) sommes amis de longue date et jouons dans le groupe Sims/Bzz depuis 1996 ! Je voulais une musique directe et énergique qui compile mon amour du Punk, du Metal et du Rock Alternatif… J’ai donc commencé à écrire des titres que j’ai très vite joués sur scène, début 2017, avec une boîte à rythmes, façon « Bérurier Noir »… En 2018, Pierre est venu en renfort.

    Vous êtes 2, et vous faites dans le Punk à tendance Pop… Comment mettez-vous au point vos compositions, à deux ?

    Bon, déjà, je ne suis pas fan de Pop. Disons que nous sommes plutôt pop tendance Nirvana ou Sonic Youth que Green Day… Sinon, pour l’instant, les chansons sont basées sur des riffs de guitare sur lesquels je trouve des mélodies au chant. Dans un second temps, Pierre a carte blanche pour mettre tout ça en relief au niveau rythmique. Comme les premiers titres étaient déjà écrits et structurés, ça a fonctionné comme ça mais je veux davantage impliquer Pierre sur les prochaines compositions.

    Comment devons-nous écouter Screaming Skull, votre dernier album ?

    Il faut l’écouter à un volume sonore important ! L’album est disponible en ligne sur les plateformes de streaming sur le label Forbidden Place Records. Il faut savoir que nous l’avons enregistré « live » en deux jours ! L’idée était de capturer l’énergie brute des chansons et de ne pas tricher. Pour moi, c’est clairement un revival de la musique alternative des années 1990, c’est de là qu’on vient et ça fait du bien de revenir aux sources.

    L’opus est sorti en mars dernier via le label Forbidden Place Records. Comment le contact avec le label s’est-il fait ? Qui a fait le premier pas vers qui ?

    Ce sont eux qui sont venus vers nous, je venais de poster un ‘’teaser’’ avec un pré-mix de l’enregistrement sur les réseaux sociaux. Ils l’ont vu et ça leur a plu ! Forbidden Place est un super label du Colorado qui fonctionne au coup de cœur… Du coup, c’est vraiment un plaisir de bosser avec eux !

    Quels sont les messages que passe Franck Racket ?

    Les thèmes que nous abordons tournent autour des dérives humaines en général : l’aliénation, le réchauffement climatique, la surconsommation, le racisme, les relations humaines, le pouvoir politique… Cependant, nous ne sommes pas dans le discours anarchiste ou partisan. On balance ce que l’on trouve aberrant, ce qui nous révolte, mais on ne prétend pas avoir la solution.

    Est-il envisageable de faire du Punk sans pourtant faire passer un message selon vous ?

    Je pense que c’est une musique qui se prête à l’expression de la colère et de la frustration. Après, même si j’adore les groupes comme Discharge et The Exploited, je ne veux pas tomber dans le cliché de la rébellion irréfléchie.

    Quels sont selon vous les morceaux les plus emblématiques de Franck Racket ?

    Nous aimons beaucoup « Lost and Found » et « Fight Back », parce qu’elles montrent bien l’étendue musicale du groupe, entre Punk et Noise-Rock avec de la mélodie… Sinon, nos chansons préférées à jouer en live sont « Mass Extinction » et « Sick Sad World », pour leur côté énergique et direct.

    La scène des Hauts-de-France est dense. Quels sont les groupes de notre région qui vous ont tapés dans l’oeil ces derniers mois ? Avec qui aimeriez-vous vous produire ?

    Nous avons partagé des scènes avec beaucoup de groupes sympa comme les Radical Suckers, Gun Addiction, Nobody’s Slave, Gunless pour les plus Punk. Nous avons aussi joué avec des groupes plus Post/Rock comme Walter Bruckmann ou encore Starglider… et nous recommencerons avec plaisir ! Sinon, nous aimerions jouer avec Ri333n et Gummo.

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